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ESPACES NATURELS

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La Forêt de Saint-Antoine et les Cascades de la vallée du Rahin

La Forêt Domaniale de Saint-Antoine est un des derniers contreforts du massif des Vosges du Sud. Située entre 500 et 1200 mètres, elle est dominée par les Ballons de Servance et d’Alsace. Cette forêt s’étend sur 2700 hectares sur des versants très abrupts en amont des vallées du Rahin, de Miellin et de la Fray Fonderie.
Ces vallées très accidentées sont composées de granite issu des glaciers du quaternaire.  L’érosion torrentielle a modelé les cirques glaciaires et vallées encaissées, caractéristiques des paysages de la vallée de Saint-Antoine.

Le climat, ici, à tendance montagnarde, est marqué par une forte pluviosité et des températures fraîches.
A cet étage montagnard, le sapin et le hêtre sont les deux essences les plus présentes ; mais d’autres nombreuses essences sont aussi présentes du fait de la multiplicité du relief.
La présence de l’épicéa  est due aux reboisements du 19ème siècle et représente encore aujourd’hui une grande partie du couvert forestier.
Ces conditions favorisent les milieux naturels rares, tels que les tourbières, mais aussi les landes ou les pelouses d’altitude, appelées ici "chaumes". Entre les amas granitiques, on trouve aussi des myrtilles.

Outre une richesse floristique très importante, l’environnement préservé de ce secteur, permet le développement d’une faune rare et unique : quelques grands tétras sont encore présents dans cette zone.
Afin de protéger ces milieux, différentes procédures de protection ont été mises en place, au fil des années. Aujourd’hui, la Réserve Naturelle des Ballons Comtois couvre 2259 hectares et gère la protection environnementale et les aspects sociaux de cette zone protégée.

 

La Forêt Domaniale du Chérimont

La Forêt Domaniale du Chérimont s’étend sur 686 hectares. Elle appartenait au prince de Montbéliard et devint propriété de l'état lors du rattachement de la principauté de Montbéliard à la France en 1793. De nombreuses bornes portent encore les bois de cerfs sculptés, emblèmes des princes de Würtemberg.

Le massif est un plateau exposé à l'ouest et comporte de nombreuses sources captées qui alimentent en eau les communes limitrophes. Il est traversé du nord au sud par une route forestière, seule voie ouverte à la circulation publique, joignant la D4 Ronchamp-Clairegoutte à la voie rapide 438.   

Le hêtre est présent sur toute la forêt, quelquefois en mélange avec le chêne sessile et couvre environ 70 % de la surface boisée. Cette forêt, qui a été traitée en vue de sa conversion en futaie régulière dès 1860, est essentiellement tournée vers la production de bois d'œuvre feuillu de qualité et de bois de chauffage, tout en tenant compte de la protection des milieux et des paysages et en ayant comme souci constant d'augmenter la proportion de feuillus divers (chêne sessile, érables plane et sycomore, merisier, châtaignier, etc...).

Elle est un lieu de promenade agréable ; elle est traversée par le GR 59 et le Sentier des Ducs.

 

La Réserve Naturelle des Ballons Comtois.

La Réserve Naturelle des Ballons Comtois couvre 2259 hectares sur trois départements (Vosges, Territoire de Belfort et Haute-Saône).

Protégeant tout territoire dont le milieu naturel présente un intérêt spécial à conserver, elles ont trois missions principales, Protéger, Gérer et Faire découvrir la nature, plus précisément :

  • Protéger les habitats fragiles ou menacés, et les espèces qui leur sont liées,
  • Maintenir ou restaurer la diversité des milieux naturels, de la faune sauvage et de la flore par une gestion intégrée des espaces naturels (pastoralisme, gestion forestière adaptée, non-intervention...) ;
  • Etre un site de découverte et d'études pour la sensibilisation du public et des scolaires.

La Réserve Naturelle des Ballons Comtois regroupe « 25 milieux différents dont 18 d’importance majeure ». Son taux de boisement est de 95% ; elle se caractérise également par la présence de hautes chaumes (landes, pelouses d’altitudes,…), de tourbières, d’éboulis et de falaises. Ces milieux spécifiques abritent de fait une richesse faunistique, composée de « 70 espèces animales vertébrées protégées, dont 10% d’intérêt européen ». Parmi elles, on compte le Grand Tétras, la Chouette de Tengmalm, le Faucon pèlerin… S’y ajoutent de nombreuses espèces végétales de montagne (fougères, orchidées, etc…).
La réglementation de la Réserve Naturelle des Ballons Comtois a été fixée par le décret ministériel n°2002-692 du 4 juillet 2002 portant création de la réserve et l’arrêté préfectoral D2/R/2005 n°15 du 17 mai 2005, qui définit un Schéma d’Organisation des Fréquentations. Y est toujours pris compte la période sensible : du 15 décembre au 14 juillet. La randonnée pédestre est possible sur les sentiers balisés et autorisés tout au long de l’année ; elle est même possible hors sentiers entre le 15/07 et le 15/12, hormis quelques zones plus fragiles (tourbières de Bravouse et du Rossely). La randonnée équestre, le VTT sont autorisés sur les sentiers balisés et autorisés tout au long de l’année. Le ski et les raquettes sont autorisés sur les sentiers balisés et autorisés pendant la période hivernale. Les myrtilles : la cueillette des myrtilles est autorisée du 15/07 au 15/12 à hauteur de 2 kg / jour / personne (consommation familiale). L’utilisation du peigne, tolérée dans la réserve s’il est bien utilisé (pas d’arrachage ou de mutilation des parties ligneuses), peut être également régie à l’échelle départementale par arrêté préfectoral. C’est le cas dans le département de la Haute-Saône, dans lequel l’usage du peigne est interdit (au contraire des Vosges et du Territoire de Belfort où il n’existe pas d’arrêtés préfectoraux sur le sujet). Le ramassage des champignons à des fins de consommation familiale est autorisé du 15/07 au 15/12 à hauteur de 2 kg/ jour / personne. Sont interdits dans la réserve : la présence de chiens, le prélèvement de fleurs et de minéraux, la photographie à l’affût, la circulation des véhicules à moteur en dehors des voies ouvertes à la circulation, le camping, les feux, le dépôts d’ordures, les nuisances sonores et la destruction d’espèces animales ou végétales. La chasse, la pêche et les manifestations sportives organisées dépendent de dispositions réglementaires spécifiques.
La Réserve Naturelle des Ballons Comtois a été créée par Décret Ministériel le 4 juillet 2002. Les gestionnaires sont l’Office National des Forêts - Agence Nord Franche-Comté et le Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges. Un comité consultatif, regroupant les acteurs locaux concernés (élus, propriétaires, scientifiques, chasseurs, représentants des collectivités territoriales, des associations de protection de la nature, des associations sportives ou de loisir, des administrations et établissements publics) et présidé par le Préfet, se réunit au moins une fois par an et « donne son avis sur le fonctionnement de la réserve, sur sa gestion et sur les conditions d’application des mesures prévues au présent décret » (Décret n°2002-962).

Le port de Frahier et le canal d'irrigation

Le canal est assez peu connu des Champagnerots. Ces notes prises à la suite de relevés topographiques et de consultations d’archives départementales vous permettront d’en connaître un peu plus sur lui.

L’écluse :
Elle a une longueur de 48 mètres, une largeur de 5,20m, une hauteur d’eau de 4m. La hauteur sous les ponts est de 4 m. Elle a une belle allure avec ses pierres taillées de 20 x 50cm en grès vosgien. Les salles d’amenée d’eau ont été malheureusement remblayées (sécurité oblige) mais le canal interne est accessible. Les portes à deux vantaux tournants n’ont jamais été installées.

Le souterrain de la forêt :
Situé entre Frahier et Châlonvillars, il mesure 640m de long, ressemble à son grand frère du Chérimont avec trois puits, mais sa margelle et son parement sont en plus mauvais état la maçonnerie a été moins bien faite.

Les deux écluses Ouest :
Visibles à la sortie de Châlonvillars, elles laissent maintenant le passage libre à l’eau du Rahin qui a séjourné au bassin-réservoir.

Le souterrain du Chérimont :
Il mesure 1330 mètres de long et a une hauteur totale intérieure de 8m. La margelle de 80cm qui le parcourt sur toute sa longueur est encore en bon état sauf en face des puits et dans sa partie Est où plusieurs effondrements se sont produits. Le parement de pierres roses est en très bon état.

Six puits espacés de 180m l’un de l’autre devaient servir d’aération et d’évacuation des gaz, ils font entre 50 et 70m de profondeur. Le dernier puits inachevé a été creusé sur 10m. Une margelle respectable de 3m de hauteur et d’un diamètre extérieur de 4m les protège.

Les murs du canal :
Ils sont bien visibles sur plusieurs centaines de mètres de part et d’autre du tunnel. Ils sont attaqués par la végétation et les eaux qui ne peuvent plus s’écouler dans les canalisations obstruées. Ce canal réapparaît après la Route Nationale 19 à partir du Port de Frahier, il passe au-dessus de plusieurs ponts de Frahier. Le souterrain de 35 mètres prévu pour le passage de la RN 19 a été remblayé.

Station été/hiver de la Planche des Belles Filles

Petite station située à 1148 mètres d’altitude, la Planche des Belles Filles offre cinq pistes de ski alpin et cinquante kilomètres de pistes balisées pour le ski de fond, avec la possibilité de rejoindre le Ballon d’Alsace !
Trois circuits raquettes vous sont également proposés pour découvrir la plus méridionale des stations des Vosges.

L’été, « la Planche », c’est le plaisir de randonner sur le GR 533 ou bien de retrouver les plaisirs de l’hiver avec le roll’herbe. A l’étang de la Planche des Belles Filles, vous pouvez pêcher. Eté comme hiver, le Chalet de la Planche vous accueille avec sa terrasse, ses chambres et sa salle de restaurant, au pied des pistes !

La Planche des Belles Filles, c’est aussi l’histoire d’une légende : La Planche-des-Belles-Filles aurait été le théâtre d'un abominable massacre au cours de la Guerre de Trente Ans. Entre 1618 et 1648, un terrible conflit opposant les Princes Protestants Allemands, à l'autorité Impériale Catholique, s'internationalisait avec l'intervention de la France et de son alliée, la Suède. Les chefs mercenaires qui menaient cette guerre étaient à la tête de troupes indisciplinées et de toutes origines, qui menèrent des actes cruels et dévastateurs. L'Alsace, les Vosges et la Comté souffrirent des Suédois, qui étaient les plus cruels : pillages, viols, incendies, tueries étaient leurs actes quotidiens et favoris. En 1635, pendant l'hiver neigeux, les Suédois aux ordres de Mansfeld, chef de guerre brutal agissant pour Richelieu, remontent la vallée du Rahin pour cantonner à Plancher-les-Mines . Les paysans des vallées du Rahin et de la Savoureuse (côté Belfort), se sauvent dans la montagne de Saint-Antoine avec leur pauvres biens et leur maigre bétail.

Les épouses et les filles qui avaient encore plus à craindre des Suédois, continuent leur chemin dans la neige, jusqu'au plus haut sommet du Ballon d'Auxelles, où elles pensaient être en sécurité.

Mais une trahison mena les Suédois jusqu'au refuge des paysans. Le massacre dure jusqu'à l'aube et ils sont tous tués, seul un enfant réussit à s'échapper et court vers les chaumes (sommet du ballon) pour alerter les femmes. Mais dans la neige, ses traces sont faciles à suivre, et les soldats sont déjà derrière lui. Les femmes comprennent le danger et savent ce qui les attend, d'horribles tortures et la mort, pour les éviter elles dévalent les pentes abruptes du Ballon et se jettent dans un étang aux eaux noires. Seule une jeune fille aurait échappé à la noyade et aurait raconté ce récit. On dit que c'est depuis ce temps, que l'étang et la planche qui le surplombe, portent ce nom de "Belles-Filles".

Communauté de communes Rahin et Chérimont
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